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France

François Hollande a remporté l’élection présidentielle, dimanche 6 mai, avec 51,63% des voix contre 48,37% pour le président sortant, Nicolas Sarkozy. Septième président de la Ve République, il est le premier chef de l’Etat socialiste depuis François Mitterrand (1981-1995). La participation au second tour a été très forte, à 80,34% (83,97% en 2007), soit 19,66% d’abstention ; plus de 2,1 millions de bulletins blancs ou nuls ont été glissés dans les urnes.

Dès l’annonce des résultats, des centaines de milliers de personnes ont fêté sa victoire dans plusieurs villes, et notamment à Paris (ville remportée pour la première fois par un candidat de gauche avec 55,6% des voix), où ils étaient plusieurs de dizaines de milliers réunis place de la Bastille, haut lieu de la gauche où la victoire de 1981 avait déjà été fêtée. A Tulle, son fief de Corrèze, François Hollande, qui sera investi le 15 mai, a “demandé à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse”. “Je me demanderai : ai-je fait avancer la cause de l’égalité ?”, a-t-il affirmé (voir le discours en intégralité), avant de rejoindre Paris pour remercier ses partisans à la Bastille et exprimer sa “fierté d’être le président de la République de tous les citoyens, égaux en droits et en devoirs”.

Peu après 20 heures dimanche, Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite, dont il a endossé la “responsabilité”. Il a publiquement maintenu le flou sur son avenir mais semble décidé à quitter la politique, comme il l’avait annoncé s’il perdait l’élection, et a annoncé à son parti qu’il ne le conduirait pas pour les élections législatives. Le Figaro a affirmé vendredi qu'il siègera au Conseil constitutionnel, en tant qu'ancien président de la République.

Le résumé du second tour en vidéo par L’Express.fr :

 

Deux jours après le second tour, les deux présidents, le sortant et le nouvellement élu, étaient côte-à-côte pour commémorer le 8 mai 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, donnant l’image d’une transition républicaine réussie.

Sitôt après, François Hollande est retourné à son QG de campagne pour préparer la transition et notamment la formation de son gouvernement, qui sera annoncé après la passation de pouvoirs, le 15 mai. Des écologistes en feront-ils partie ? C’est en tout cas le souhait d’Europe Ecologie-Les Verts, dont le conseil fédéral a voté à 83,60% en faveur de cette possibilité, mardi 8 mai. La secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, a par ailleurs annoncé qu’elle quittera ses fonctions à l’issue des élections législatives.

La campagne des élections législatives des 10 et 17 juin, justement a débuté dès dimanche soir, l’UMP annonçant déjà son thème principal de campagne : “ne pas laisser à la gauche tous les pouvoirs”, elle qui contrôle déjà la majorité des collectivités locales (villes, départements, régions), le Sénat et, désormais, la présidence de la République. Le PS, lui, invoque la “cohérence” et la nécessité “d’apporter une majorité” à François Hollande pour pouvoir réformer. Parmi les cas notables des législatives évoqués cette semaine :

 

François Hollande a été félicité dès dimanche soir par de nombreux chefs d’Etat, dont le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont été parmi les plus prompts. Mais ces félicitations ne masquent pas la tâche compliquée qui attend le nouveau président français, notamment sur le plan européen. Alors que François Hollande a fait campagne sur la renégociation du pacte budgétaire européen afin d’y ajouter un volet de croissance, Angela Merkel a fait savoir, dès lundi 7 mai, que le traité n’était “pas négociable”. Mercredi, c’est le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a affirmé qu’il n’y aurait pas de renégociation du pacte budgétaire. Afin de dénouer la crise, une réunion exceptionnelle des chefs d’Etats et de gouvernements européens consacrée à la croissance aura lieu le 23 mai.

Monde

En Grèce, les électeurs ont massivement sanctionné la politique d’austérité menée par les deux grands partis, Nouvelle Démocratie (conservateur) et le Pasok (socialiste). A l’issue des élections législatives du dimanche 6 mai dans le pays, les deux partis n’ont pas réussi à obtenir la majorité parlementaire (150 sièges à eux deux, sur 300) tandis que le parti d’extrême gauche Syriza a récolté 51 sièges. Mais c’est surtout l’entrée au Parlement, avec 21 sièges, du parti ouvertement néo-nazi Chryssi Avghi (“Aube dorée” en français), qui a marqué les esprits.

Le chef du Syriza, Alexis Tsipras, a tout d’abord été chargé de former un gouvernement de gauche mais a renoncé mercredi 9 mai. C’est désormais le dirigeant du Pasok, Evangelos Venizélos, qui est en charge de former un gouvernement, qu’il envisage “d’union nationale”. Avec cette crise politique se profile de nouveau une possible sortie de l’euro du pays dès cet été. Et ce d’autant plus que l’Union européenne va verser moins d’aides que prévu en juin en raison de l’instabilité politique.

La Serbie votait également dimanche 6 mai, pour les élections présidentielle, législatives et locales. Le pro-européen Boris Tadic (26,8% des voix) et le nationaliste populiste Tomislav Nikolic (25,6%) s'affronteront au second tour de la présidentielle le 20 mai. A l’inverse, c’est le parti de Tomislav Nikolic, le Parti serbe du progrès (SNS), qui est arrivé en tête des législatives avec 24,7% des voix, devant le Parti démocratique de Boris Tadic (23,2%). Avec 16,6%, le Parti socialiste (SPS) de l'actuel ministre de l'intérieur, Ivica Dacic, est en position de “faiseur de roi”.

 

Jeudi, c'est en Algérie que l'on votait, pour les élections législatives. Le Front de libération nationale (FLN), parti du président Abdelaziz Bouteflika, est arrivé largement en tête avec 220 des 462 sièges en jeu. Il a devancé le Rassemblement national démocratique (RND, 68 sièges) et les islamistes de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV, 48 sièges), qu'on attendait à un score plus élevé.

 

A cinq mois de l’élection présidentielle américaine, Barack Obama s’est prononcé pour l’autorisation du mariage homosexuel aux Etats-Unis. Ce qui apparaît comme un pari risqué avant le début officiel de la campagne présidentielle a été salué par la communauté homosexuelle, tandis que le candidat républicain Mitt Romney a réaffirmé son opposition.

La semaine a été particulièrement meurtrière en Syrie. Deux très violents attentats suicides dans la capitale, Damas, ont tué au moins 55 personnes et blessé plus de 370 autres, jeudi 10 mai. Le gouvernement et l’opposition se sont rejetés la responsabilité de cette attaque. Samedi, au moins 5 personnes avaient été tuées dans des explosions à Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

EN BREF

En France…

Dans le monde…

Dans les sports…

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