LAURENT NUNEZ

« À chaque fois [les violences policières], c’est en riposte [..] à des agressions graves »

Dimanche 17 février 2019, Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, répondait sur BFM TV aux questions d’Apolline de Malherbe. Interrogé sur les violences qui émaillent le mouvement des Gilets jaunes, il a refusé catégoriquement d’admettre que les forces de l’ordre aient été à l’origine de ces violences. Selon lui, «  à chaque fois, c’est en riposte, de manière proportionnée à des agressions extrêmement graves contre les forces de l’ordre, contre les institutions par des individus qui sont des casseurs, qui sont des militants de l’ultra droite, de l’ultra gauche qui infiltrent le cortège et donc nous sommes toujours en riposte et cette riposte elle est encadrée, elle se fait de manière proportionnée, se fait de manière professionnelle et c’est dans ce cadre-là d’ailleurs que 140 enquêtes judiciaires sont en cours, sur des suspicions de violences policières et nous verrons bien ce qu’il en est à l’issue de ces enquêtes. » Interpellée sur Twitter au sujet de cette déclaration, la rédaction de Checknews recense cinq contre-exemples qui viennent la contredire. L’un d’entre eux intervient dès le premier week-end de mobilisation. Un manifestant, à Quimper, a été touché en plein visage par un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’il se tient seul, debout, face aux policiers. Une vidéo montre bien qu’au moment du tir, la situation était calme et l’homme n’était pas menaçant.  

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