EMMANUEL MACRON

« Attendez le 1er novembre [2018], vous aurez un tiers de taxe d’habitation en moins […]. Et elle sera supprimée entièrement en 2020 […] L’un dans l’autre, sur le pouvoir d’achat, vous allez vous y retrouver »

Interrogé sur la baisse de pouvoir d’achat que représente la hausse du taux normal de contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point pour les 60 % de retraités les plus aisés lors de son interview sur TF1, jeudi 12 avril 2018, Emmanuel Macron a promis une amélioration de leur situation dans les mois qui viennent : « Attendez le 1er novembre, vous aurez un tiers de taxe d’habitation en moins […]. Et elle sera supprimée entièrement dans les trois ans. […] L’un dans l’autre, sur le pouvoir d’achat, vous allez vous y retrouver. » La réalité semble différente. La baisse d’un tiers de la taxe d’habitation peut-elle compenser la hausse de CSG ? Pas vraiment. Un couple de retraités, par exemple, ayant 2 000 euros de revenus et qui dépasse donc de peu le seuil concerné par la hausse de CSG, devrait avoir payé en 2017 une taxe d’habitation de 1 200 euros au moins pour que la baisse de 2018 compense la hausse de CSG. Or, la taxe d’habitation moyenne est de 780 euros. En 2019, en revanche, ce même couple serait gagnant dès lors que sa taxe d’habitation de 2017 était supérieure à 600 euros. Les Décodeurs estiment par ailleurs qu’une part considérable des retraités les plus aisés seront perdants en 2018, même en bénéficiant de l’exonération partielle de la taxe d’habitation. En revanche, en 2020, avec la disparition totale de la taxe d’habitation, tout ménage retraité qui paie une taxe d’habitation dans la moyenne en 2017 (autour de 780 euros) ou supérieure et gagne moins de 4 000 euros par mois sera gagnant.

 

Pour lire l’analyse complète des « Décodeurs » du Monde, c’est ici :

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