EMMANUEL MACRON

« Cette réforme [de la SNCF], les Allemands ont à peu près fait la même, regardez ce qui s’est passé avec le recul : meilleur service, plus de gens qui prennent le train et plus de petites lignes »

En plein débat sur la réforme ferroviaire, marqué par une grève inédite de trois mois, Emmanuel Macron s’est inspiré d’exemples de pays limitrophes pour défendre la proposition du gouvernement, jeudi 12 avril 2018, au micro de Jean-Pierre Pernault sur TF1. « Cette réforme [de la SNCF], les Allemands ont à peu près fait la même, regardez ce qui s’est passé avec le recul : meilleur service, plus de gens qui prennent le train et plus de petites lignes… » affirme le président de la République dans le « 13 H ». En réalité, la situation outre-Rhin n’est pas aussi vertueuse que celle décrite par le chef de l’Etat. Si la réforme a permis la modernisation, l’ouverture de petites lignes et une hausse de la fréquentation, le nombre de cheminots a baissé brutalement, de plus de 100 000 cheminots entre 1994 et 2001. Les tarifs n’ont pas baissé. Et à l’époque du changement, l’Etat allemand a accepté d’éponger une dette ferroviaire de 35 milliards d’euros, ce que la France n’a jamais voulu faire. Quant à l’entreprise historique, la Deutsch Bahn, si elle réalise des bénéfices, elle s’est à nouveau lourdement endettée, au fil d’acquisitions notamment à l’étranger, pour un total de 20 milliards d’euros. La réforme a donc eu un fort impact social mais n’a pas permis d’empêcher l’endettement.

 

Pour lire l’analyse complète des « Décodeurs » du Monde, c’est ici :

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