MARLÈNE SCHIAPPA

« Je voudrais préciser que ce sont désormais 447 contraventions qui ont été dressées pour outrage sexiste ou harcèlement de rue »

Le 29 avril 2019, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a été interrogée, à l’Assemblée nationale, sur le nombre de contraventions dressées pour outrage sexiste. Elle a alors déclaré : « Je voudrais préciser que ce sont désormais 447 contraventions qui ont été dressées pour outrage sexiste ou harcèlement de rue. Très honnêtement, ce n’est pas un chiffre dont nous avons à rougir ! Je rappelle que, lorsque nous avons débattu il y a quelques mois de la création de l’outrage sexiste, vous avez été nombreux sur ces bancs à nous dire que cela ne marcherait jamais. […] Nous n’arriverions jamais à verbaliser l’outrage sexiste, il serait trop difficile à caractériser, ce serait un gadget, un échec… Vous vouliez bien le voter pour le principe mais il ne serait jamais appliqué ! Or les faits nous montrent, avec ces 447 verbalisations en quelques mois à peine, que cet outil fonctionne, grâce à la détermination des forces de l’ordre. » Pour rappel, l’outrage sexiste est une nouvelle infraction instaurée par la loi du 3 août 2018, sous l’impulsion de Marlène Schiappa. Son objectif, comme le rappelle une circulaire du 3 septembre 2018, était « de réprimer le phénomène de harcèlement de rue dont les femmes sont très fréquemment victimes  ». L’affirmation de Marlène Schiappa est vraie. Entre septembre 2018 et le 29 avril 2019, 449 (il y en a eu deux de plus enregistrées depuis la prise de parole de la secrétaire d’État le 29 avril) infractions pour outrage sexiste ont été relevées.

Pour lire l’article de « CheckNews » de Libération, c’est ici :

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