EMMANUEL MACRON

« [Sur la Syrie] La résolution 21-18 [de l’ONU] rappelle l’interdiction de l’usage d’armes chimiques qui prévoit l’utilisation de la force. Nous avons agi dans le cadre strict de la légitimité internationale »

Après les frappes de la France en Syrie, le 14 avril 2018, aux côtés des Etats-Unis et du Royaume-Uni contre le régime de Bachar El-Assad, Emmanuel Macron est critiqué pour ne pas avoir consulté le Parlement. Lors de sa grande interview, dimanche 15 avril 2018, sur Médiapart et BFM TV / RMC, le président de la République a tenté de défendre sa décision. « La résolution 21-18 [de l’ONU] rappelle l’interdiction de l’usage d’armes chimiques qui prévoit l’utilisation de la force. Nous avons agi dans le cadre strict de la légitimité internationale. » a-t-il affirmé. A tort. Comme le rappelle Europe 1, ces frappes ne respectent pas le droit international. Depuis 1945, seules 3 situations peuvent justifier des frappes militaires : à la demande du pays concerné, en cas de légitime défense, ce n’est clairement pas le cas pour la France, et sous mandat de l’ONU, dans le cadre du chapitre 7 qui autorise l’emploi de la force. La résolution que cite le président prévoyait bien cette option, en 2013, au cas où les Syriens garderaient des armes chimiques. Mais la preuve apportée devait être concrète, et le conseil de sécurité doit se prononcer. Cela n’a pas été le cas ici, en grande partie parce que la Russie a bloqué les enquêtes.

Pour écouter la chronique « le vrai-faux de l’info » en intégralité sur Europe 1, c’est ici  :

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