MURIEL PÉNICAUD

« [Sur l’égalité salariale femmes-hommes], on est le premier pays au monde qui va passer à une obligation de résultat. »

Invitée de France Info, le 14 février 2019, la ministre du travail Muriel Pénicaud évoquait l’entrée en vigueur à partir du 1er mars, dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, d’un baromètre de l’égalité entre hommes et femmes. Ce dernier mettra en place des indicateurs pour évaluer la situation des entreprises en matière de parité de salaires. Si leur score est trop faible et sans amélioration pendant trois ans, elles seront pénalisées financièrement. La ministre a ajouté : « La loi du 5 septembre pour la liberté de choisir son avenir professionnel fait une avancée majeure sur ce sujet. On est le premier pays au monde qui va passer à une obligation de résultat. » Or, d’autres pays ont engagé leurs entreprises à des obligations de résultats. En 1996, l’Assemblée nationale du Québec a adopté une loi exigeant « un salaire égal y compris pour un travail différent mais à valeur comparable. » En cas d’inégalité, cette loi prévoit la possibilité de plaintes – papier ou en ligne – devant une commission de l’équité salariale. L’Islande est elle aussi en avance sur la France puisque l’égalité salariale est une obligation légale depuis 1961 (depuis 1972 en France). Et depuis un an, les entreprises islandaises doivent prouver que les femmes sont à égalité de salaire avec les hommes pour décrocher une certification.

Pour lire l’article « Le vrai du faux » de France info, c’est ici :

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