(Photo : Lors d’une manifestation contre la peine de mort, devant la Cour suprême des États-Unis, le 17 janvier 2017, à Washington DC, Randy Gardner est arrêté par la police alors qu’il portait la combinaison de prison de son frère, Ronnie, exécuté en 2010 par un peloton d’exécution dans l’État de l’Utah. Crédit : Brendan Smialowski / AFP.)

Jeudi 7 décembre 2018, après 36 ans passés dans le “couloir de la mort” d’une prison du Tennessee pour le meurtre d’une jeune femme, David Earl Miller a été tué par électrocution. En novembre 2018, un autre Américain avait choisi la chaise électrique plutôt que l’injection létale, par peur de la souffrance pouvant être engendrée par cette technique.  Ce procédé n’avait plus été utilisé aux États-Unis depuis 2013. Dans le monde, 54 autres pays continuent de pratiquer la peine de mort.

La Chine n’est pas inclue dans les chiffres du rapport d’Amnesty International, car les statistiques relatives à la peine de mort relèvent là-bas du secret d’État. En 2016, dans son rapport annuel, Amnesty écrivait : «  Il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans le pays, ces données étant classées secret d’État. Aussi le chiffre de 1 032 personnes exécutées dans le monde n’inclut-il pas les milliers d’exécutions qui ont probablement eu lieu en Chine. »

Pour approfondir :

Comme le montre la carte suivante, certains pays prévoient des exceptions à la sentence capitale. Par exemple, il existe l’exception pour crimes commis en temps de guerre : c’est le cas au Kazakhstan, au Brésil, au Chili, au Guatemala et au Salvador.

Au Kenya, si la sentence maximale est toujours en vigueur pour meurtre, les peines sont souvent commuées en peine de prison à perpétuité. Mais une loi est en cours de discussion pour que la peine de mort puisse être prononcée vis-à-vis des braconniers. 

Pour en savoir plus :

Parmi les premiers pays à avoir aboli la peine de mort, beaucoup sont situés en Amérique latine. En 1945, au moment de la création des Nations-Unies, sur les huit pays abolitionnistes pour l’ensemble des crimes commis, six se trouvaient en Amérique centrale et du Sud : Panama, Venezuela, Costa Rica, Équateur, Colombie, et Uruguay.

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Source : Amnesty International 2017

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