Les candidats aux élections européennes n’ont jamais été aussi nombreux. Pas moins de 34 listes se présentent le 26 mai, dont deux se revendiquant ouvertement du mouvement social des Gilets jaunes. Chacune comptant 79 candidats, soit le nombre de sièges attribués à la France dans le nouveau Parlement européen post-Brexit, il y aura donc au total 2686 candidats ! Voici une présentation des têtes de liste et de leurs idées – selon l’ordre présenté par le Journal officiel – afin de vous aider à y voir plus clair. La liste de l’UDMF, validée après la date butoir est en bas de tableau.


Manon Aubry, pour la liste France Insoumise

Manon Aubry, ancienne porte-parole de l’ONG Oxfam-France, a été choisie par Jean-Luc Mélenchon pour mener la liste La France Insoumise (LFI). Âgée de 29 ans et diplômée de Sciences Po Paris, cette spécialiste des questions d’évasion fiscale et d’inégalités a débuté dans le secteur humanitaire avec l’ONG Médecins du monde, au Liberia. Elle devient par la suite responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités à Oxfam France jusqu’en 2018. Enseignante en droits de l’homme à Sciences Po Paris, elle est la co-auteure de l’étude Banques en exil : comment les grandes banques européennes profitent des paradis fiscaux.

Les autres membres de la liste

Longtemps pressenti pour mener la liste, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, est finalement en deuxième position. Ex-directeur de campagne du patron de LFI, cet homme de 32 ans a commencé sa carrière politique au sein du Parti de Gauche, dont il a été le secrétaire national durant huit ans. Il est suivi de Leïla Chaibi, militante associative de 36 ans qui a notamment milité pour le droit au logement. L’actuel député européen Emmanuel Maurel, qui a quitté le Parti socialiste pour rejoindre LFI, est placé en sixième position. Jean-Luc Mélenchon figure à l’avant-dernière place de manière symbolique, en position inéligible.

Quelle vision de l’Europe ?

Le mouvement insoumis est tiraillé entre une ligne souverainiste et une ligne plus eurocompatible. La pensée « insoumise » au sujet de l’Union européenne (UE) reprend en grande partie la stratégie développée lors de la campagne présidentielle de 2017 : sortir des traités actuels européens, avec pour objectif de les renégocier. Les insoumis souhaitent « l’harmonisation sociale et fiscale, la mise en place d’un protectionnisme solidaire et écologique, une politique distributive et une réorientation des missions de la Banque centrale européenne ». Si les négociations échouent, LFI souhaite la mise en place de son plan B : la sortie de l’UE et la mise en place de nouvelles coopérations européennes « avec l’ensemble des pays qui partageront ce projet » .

Robert de Prévoisin, pour la liste Une France Royale au cœur de l’Europe

Robert de Prévoisin, délégué général de l’Alliance royale est la tête de liste de ce mouvement aux européennes. Ancien entrepreneur de vente et location de matériel médical en région parisienne, il est actuellement conseiller municipal à Cussay (37). Catholique pratiquant, il a manifesté contre le mariage pour tous en 2013.

Les autres membres de la liste

L’auteure Solange Heisdorf-Strimon est deuxième sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

Cette liste cherche à rétablir la monarchie en France. Elle rejette l’UE et considère que « l’Europe et la francophonie constituent les principaux espaces de coopération de notre pays ». Aussi, l’Alliance royale revendique un « héritage chrétien » européen.

Renaud Camus, pour la liste La Ligne claire

L’écrivain controversé Renaud Camus est la tête de liste de La ligne claire. Le président du Conseil national de la résistance européenne, autrefois encarté au PS, était proche des grands auteurs des années 70 et défenseur de la communauté homosexuelle. Anti-immigration, il fonde le Parti de l’in-nocence en 2002. Il se rapproche de l’extrême droite avec sa théorisation du
« grand remplacement» en 2010 et appelle à voter Marine Le Pen en 2012. Il est membre du parti Souveraineté, identité et liberté depuis 2015. Le 22 mai 2019, il a pris ses distances et envisagé de retirer la liste, suite à une polémique concernant sa numéro 2, mais Karim Ouchikh a décidé de la « reprendre en main ».

Les autres membres de la liste

Fiorina Lignier, étudiante de 20 ans éborgnée durant une manifestation des Gilets jaunes est en deuxième position sur la liste. Le président du SIEL Karim Ouchikh est troisième.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste défend la thèse du grand remplacement telle qu’elle est présentée par Renaud Camus et cherche à lutter contre celui-ci. Elle dénonce notamment « l’ethnocide » ou « génocide par substitution » dont serait victime l’Europe et propose une très ferme politique de lutte contre l’immigration et contre l’islam.

Florie Marie, pour la liste Parti pirate

Le Parti pirate, fondé en 2006, est emmené par Florie Marie, 31 ans, cheffe de cabinet à la mairie de Schiltigheim (Bas-Rhin).

Les autres membres de la liste

Le numéro 2 est Cédric Levieux, développeur.

Quelle vision de l’Europe ?

Le Parti pirate souhaite plus de démocratie et un processus politique européen davantage tourné vers les citoyens. Proche du programme des Verts, il milite également pour une Europe durable, le partage des données et la sauvegarde du principe de diversité biologique.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Parti pirate

Nathalie Loiseau, pour la liste Renaissance, soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires

L’ex-ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe mène la liste de La République en marche (LaREM), le parti présidentiel. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Nathalie Loiseau a passé vingt-six ans au Quai d’Orsay en tant que diplomate. Elle a enchaîné des postes à Paris et à l’étranger, notamment en Indonésie, au Sénégal et à Washington. Elle a fait un passage au cabinet d’Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995. Elle est aussi connue pour avoir présidé l’ENA, de 2012 à 2017. Alors que le maire de Bordeaux perd la primaire de la droite en 2016, Nathalie Loiseau décide de rejoindre En marche !. Âgée de 54 ans, elle démissionne de ses fonctions ministérielles afin de mener la tête de liste LaREM.

Les autres membres de la liste

Nathalie Loiseau fait campagne aux côtés de l’écologiste Pascal Canfin, ancien président de WWF, en deuxième position sur la liste. Il n’est pas novice en politique : député européen en 2009 sur la liste Europe Ecologie, il a ensuite été ministre délégué au Développement pendant le quinquennat de François Hollande. La liste est aussi composée de membre des partis Modem, Agir et du Mouvement radical. Marie-Pierre Vedrenne (MoDem) est numéro 3 de la liste. Juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes, elle a été choisie pour sa maîtrise des dossiers européens. Stéphane Séjourné, ex-conseiller d’Emmanuel Macron, figure en sixième position. Le spécialiste de géopolitique et ex-figure de France Inter, Bernard Guetta, est quant à lui huitième.

Quelle vision de l’Europe ?
La ligne défendue par la liste Renaissance est dans la continuité de celle portée par Emmanuel Macron. Défenseure de la construction européenne et d’une ligne progressiste, la liste Renaissance souhaite la création d’un « véritable office européen de l’asile » pour harmoniser les conditions d’accueil des demandeurs d’asile. Elle soutient l’idée d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe et d’une taxation plus efficace des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). Une remise à plat de l’espace Schengen a également été évoquée. La liste souhaite aussi « la création d’une banque européenne du climat pour financer la transition écologique » .

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Renaissance

Hadama Traoré, pour la liste Démocratie représentative

Cette liste est portée par Hadama Traoré, agent municipal et fondateur du mouvement citoyen baptisé « La révolution est en marche », né à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Les autres membres de la liste

Il est suivi par Sonia Airouche et Cosimo Lisi.

Quelle vision de l’Europe ?

Les injustices sociales, les violences policières, le logement et la lutte contre l’abstentionnisme sont leurs thèmes de prédilection.

Florian Philippot, pour la liste Ensemble patriotes et gilets jaunes : pour la France, sortons de l’Union européenne !

Florian Philippot, 37 ans, est diplômé de HEC. Il est aussi énarque et a travaillé à l’Inspection générale de l’administration. Se revendiquant gaulliste, il est sensible aux idées de Charles Pasqua dans les années 90 et soutient Jean-Pierre Chevènement en 2002. Il adhère finalement au FN en 2011, après plusieurs années de conseil à Marine Le Pen, et en devient vice-président. Participant à la dédiabolisation du parti frontiste, il incite sa présidente à se prononcer en faveur d’une sortie de l’UE et de l’euro. Des thématiques qu’il reprend à son compte en quittant le FN pour fonder Les patriotes.

Les autres membres de la liste

L’eurodéputée Mireille D’Ornano, élue en 2014 avec le FN et ralliée depuis aux Patriotes, est deuxième sur la liste. Le comédien Franck de Lapersonne, proche de Florian Philippot, est 7ème. Quelques heures avant la clôture officielle des candidatures, Florian Philippot annonce avoir conclu une alliance avec plusieurs gilets jaunes, menés par Jean-François Barnaba. Ce dernier a renoncé à constituer sa propre liste pour raisons financières et est neuvième sur celle de Florian Philippot.

Quelle vision de l’Europe ?

Les Patriotes font de la sortie de l’Union européenne et de l’euro une condition nécessaire afin de retrouver une pleine et entière souveraineté nationale.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Les Patriotes

Audric Alexandre, pour la liste PACE – Parti des citoyens européens

Cette liste est menée par Audric Alexandre, candidat aux législatives à Arras (Pas-de-Calais) en 2017 et chargé de mission au Pace.

Les autres membres de la liste

Carine Greusard, attachée de presse du parti et enseignante est deuxième sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

Le Pace milite pour une république fédérale européenne et une économie verte.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Pace Europe

Dominique Bourg, pour la liste Urgence écologie

Dominique Bourg est un philosophe français, professeur à l’université de Lausanne. Ses travaux ont notamment porté sur l’éthique du développement durable. Il est président du conseil scientifique de la Fondation Nicolas-Hulot jusqu’en janvier 2019 avant de prendre la tête de liste d’Urgence écologie.

Les autres membres de la liste

Francine Herbaut-Dauptain, présidente nationale du Mouvement écologiste indépendant, est deuxième sur la liste. Delphine Batho, présidente d’Urgence écologie et députée des Deux-Sèvres, est soixante-dix-huitième sur la liste. Antoine Waechter, l’une des figures historiques du mouvement écologiste, est en dernière position.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste considère que l’Europe doit répondre à la crise écologique. Pour y parvenir, elle propose la fin de toutes les subventions européennes aux projets destructeurs du vivant, la séparation stricte des institutions européennes et des lobbys, la suppression de l’objectif de croissance et le financement de la décroissance énergétique. Toutes leurs propositions sont ainsi orientées vers l’écologie.

Vincent Vauclin, pour la liste de la Reconquête

A la tête de cette liste se trouve le trentenaire Vincent Vauclin, créateur en 2011 du groupuscule d’ultra droite la Dissidence française. Titulaire d’une licence de psychologie, il a également fait un passage à l’armée de l’air.

Les autres membres de la liste

Nicole Mina, 69 ans, conseillère régionale d’Occitanie sous l’étiquette du RN, est seconde. Damien Lenoir, conseiller municipal au Havre, a claqué la porte du parti de Marine Le Pen en 2018 pour rejoindre La dissidence française.

Quelle vision de l’Europe ?

Ultra-nationaliste, cette liste se positionne contre le « grand remplacement » et la « lobbycratie de Bruxelles » et souhaite organiser la « remigration » . Selon eux, cela va de pair avec une sortie de la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

Jean Christophe Lagarde, pour la liste Les Européens

Jean Christophe Lagarde est engagé en politique depuis ses 16 ans. Il devient conseiller municipal à Drancy en 1989, avant d’en devenir le maire en 2001. En parallèle, il intègre le Centre des démocrates sociaux au sein de l’UDF. Puis, il devient président des Jeunes démocrates sociaux de Seine-Saint-Denis, dont il occupe depuis 2002 la charge de député. En 2012, il crée son propre parti, la Force européenne démocrate, comprise dans l’Union des démocrates et indépendants dont il prend la tête en 2014. Depuis les législatives de 2017, il est à la tête d’un groupe parlementaire UDI, Agir et indépendants, anciennement Les constructifs qui prônent « une attitude constructive vis-à-vis des réformes dont le pays a besoin qui seront proposées par le gouvernement ».

Les autres membres de la liste

L’UDI présente un trio de têtes de liste. La seconde place sur la liste est occupée par Nora Berra, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. Élue députée européenne en 2009, elle n’occupe le poste qu’à partir de 2012 en raison de ses fonctions ministérielles. Elle est nommée secrétaire d’État chargée des Aînés, puis secrétaire d’État chargée de la Santé entre 2010 et 2012. La troisième place est occupée par Louis Giscard d’Estaing, fils de VGE, qui est maire de Chamalières (Puy-de-Dôme), département dont il a été député de 2002 à 2012.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste Les Européens défend l’un des programmes les plus pro-européen de cette campagne. Elle souhaite bâtir une « Europe fédérale », notamment dotée d’un parquet européen, d’une police fédérale et d’un ministère européen de l’immigration. Elle porte une forte ambition de démocratisation des institutions européennes. Des mesures comme la propriété des données personnelles, un livret E européen ou un “Erasmus” des fonctionnaires sont également évoquées.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Parti UDI

Raphaël Glucksmann, pour la liste Envie d’Europe écologique et sociale

Raphaël Glucksmann, 39 ans, mène une liste hétéroclite composée de son mouvement Place publique (PP), du Parti socialiste (PS) et de Nouvelle donne. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris après une khâgne au lycée Henri-IV, il jongle entre plusieurs étiquettes. D’abord celle de journaliste: co-fondateur de la revue Le Meilleur des mondes, où il défend des positions atlantistes, il a aussi été chroniqueur sur France Info et directeur de rédaction du Nouveau Magazine Littéraire. Raphaël Glucksmann a aussi été conseiller politique du président Géorgien Mikheil Saakachvili, officiellement de 2009 à 2012. Cet engagement auprès d’un président atlantiste et défenseur du libéralisme économique lui vaudra des critiques lors de sa candidature au côté du PS en 2019. En octobre 2018, il fonde PP aux côtés de Claire Nouvian, Jo Spiegel et Thomas Porcher (qui quittera le mouvement quelques mois plus tard). Leur objectif d’unification de la gauche pour les européennes échoue, puisque ni LFI, le PCF, EELV ou Génération.s n’ont accepté de figurer sur cette liste.

Les autres membres de la liste

C’est la première fois depuis 40 ans que le PS apparaît sur une liste qui n’est pas menée par un membre du parti, de nombreuses figures socialistes ayant décliné la proposition (Ségolène Royal, Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belkacem ou encore Pierre Moscovici). Le PS est tout de même représenté, notamment par Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen en seconde position sur la liste. Eric Andrieu, l’eurodéputé socialiste qui a présidé la commission sur les pesticides, prend la troisième place. L’ancienne porte-parole de Génération.s Aurore Lalucq occupe la quatrième place et l’économiste issu de Nouvelle Donne, Pierre Larrouturou, la cinquième. Claire Nouvian est soixante-dix-huitième.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste a présenté ses 120 propositions pour une « rencontre du social et de l’écologie » . Défendant une ligne sociale-démocrate, la liste menée par Raphaël Glucksmann propose ainsi de « faire passer les citoyen.ne.s avant les lobbies » , de « mettre la finance au service du climat, de la protection de la nature et de l’emploi » via un Pacte finance-climat-biodiversité, de
« protéger nos entreprises et nos emplois du libre-échange » . Elle milite également pour une « solidarité européenne dans l’accueil des exilé·e·s » .

Yves Gernigon, pour la liste Parti fédéraliste européen – pour une Europe qui protège ses citoyens

La liste du Parti fédéraliste européen (PFE), créé en 2011, est menée par son président et fondateur Yves Gernigon, 53 ans. Diplômé de Sciences Po Paris et d’une école d’arts graphiques, Yves Gernigon est chef d’entreprise d’une agence de communication.

Les autres membres de la liste

Yves Gernigon est suivi de Soumaya Nazaf, enseignante à Arras (Pas-de-Calais) et de Jean-Jacques Page, vice-président du PFE.

Quelle vision de l’Europe ?

Comme l’indique leur nom, le PFE milite pour l’instauration d’un fédéralisme institutionnel en Europe, où son président serait élu au suffrage universel direct, pour faire de l’UE une « superpuissance » . Cette liste revendique aussi la transformation d’Europol en un FBI européen.

Gilles Helgen, pour la liste Mouvement pour l’initiative citoyenne

Gilles Helgen, 62 ans, est chef d’entreprise à Bédée près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Déjà candidat en 2009, il est la tête de liste choisie pour les européennes. Sa liste ne sera présente que très localement car les 79 colistiers prévoient de distribuer leurs bulletins dans les bureaux proches de chez eux, et n’ont pas les moyens d’avoir une diffusion nationale.

Les autres membres de la liste

Clara Egger, docteure en science politique à Sciences Po Grenoble et auteure du RIC : le référendum d’initiative citoyenne expliqué à tous est présente en deuxième position sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

La seule revendication de cette liste est le Référendum d’initiative citoyenne (RIC), considérant que cette mesure suffirait à mettre fin à « l’impuissance des citoyens » . Elle refuse toutefois d’être assimilée aux Gilets jaunes.

Nicolas Dupont Aignan, pour la liste Le courage de défendre les Français avec Nicolas Dupont-Aignan. Debout la France !

Le président de Debout la France ! (DLF) se revendique de longue date du gaullisme social. Diplômé de l’ENA, il a commencé sa carrière en tant que conseiller ministériel de François Bayrou à l’éducation en 1993, puis de Michel Barnier à l’écologie en 1994. Il crée le groupe Debout la République (DLR) au sein du RPR, avant de le quitter pour le RPF de Charles Pasqua. Député de l’Essonne depuis 1997, il finit par quitter l’UMP en 2007 et transforme DLR en parti. Il est ainsi candidat à la présidentielle en 2012 et 2017. Dans l’entre deux tours de 2017, il signe un accord de gouvernement avec Marine Le Pen, rompant avec son slogan du « ni extrême, ni système ».

Les autres membres de la liste :

La liste “Le courage de défendre les Français” inclut des membres de DLF et du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) ainsi que des personnalités de la société civile. La lanceuse d’alerte et ex-cadre de chez UBS Stéphanie Gibaud occupe ainsi la deuxième place. Jean-Philippe Tanguy, responsable des fédérations chez DLF, est troisième. La cinquième place échoit à Bruno North, président du CNIP. La neuvième place est occupée par le gilet jaune Benjamin Cauchy. Longtemps pressentis, les Chrétiens-démocrates de Jean-Frédéric Poisson ne sont finalement pas sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

Fidèle à sa ligne souverainiste, la liste souhaite « remplacer l’UE par une Europe des Nations libres et des projets concrets » . Leur projet est centré sur une renégociation en profondeur des traités afin de retrouver plus de souveraineté nationale concernant les frontières, les lois et le budget. Nicolas Dupont-Aignan espère envoyer des députés à Bruxelles pour la première fois.

Sophie Caillaud, pour la liste Allons enfants

Créé en 2014, Allons enfants est le « parti de la jeunesse » et est composé uniquement de moins de 30 ans. Sa tête de liste, Sophie Caillaud, a 22 ans et a fait ses études à Sciences Po.

Les autres membres de la liste

Son numéro 2, Paul de Béon, 23 ans, travaille pour des centres commerciaux. La troisième, Athénaïs Michel, 20 ans, est étudiante en droit.

Quelle vision de l’Europe ?

Les membres de Allons enfants militent pour une Europe « solidaire et durable » . Le programme est articulé autour de l’écologie, de l’innovation et de l’éducation. Ils encouragent le renouveau de la classe politique.

Thérèse Delfel, pour la liste Décroissance 2019

Thérèse Delfel se qualifie comme européenne de naissance. Elle est née en France de parents allemands de Roumanie et a fait des études à Manchester et à Edimbourg. Elle a enseigné plusieurs langues vivantes et vit actuellement en Moselle. Elle a suivi le cursus d’Écologie générale et sciences de l’environnement de l’Université de Metz. Adepte de la “sobriété volontaire”, elle produit une partie de sa nourriture, cherche le zéro déchet et évite les déplacements individuels.

Les autres membres de la liste :

Le militant de la décroissance et porte-parole de la liste, Lionel Chambrot, est deuxième.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste prône « la décroissance tout simplement » , un principe qu’elle veut appliquer à tous les domaines européens. Elle propose par exemple de supprimer ou taxer lourdement la publicité, le luxe, les bolides urbains, les produits toxiques, la construction de nouvelles grandes surfaces, le nucléaire… Elle souhaite sortir de tous les traités européens de libre-échange, multiplier les monnaies pour affaiblir la finance, instaurer un revenu maximum ou encore mettre fin à la liberté de circuler.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Décroissance


Intentions de vote pour les élections européennes le mercredi 8 mai 2019. Actualisation quotidienne de ces résultats sur le site de l’IFOP.

Nathalie Arthaud, pour la liste Lutte ouvrière – Contre le grand capital, le camp des travailleurs

Nathalie Arthaud, professeure d’économie et de gestion, est la porte-parole de Lutte ouvrière (LO) depuis 2008. Cette politique de 49 ans a été la tête de liste du parti d’extrême gauche aux européennes en 2009, récoltant 0,84% des suffrages. Elle s’est aussi portée candidate aux présidentielles de 2012 et 2017, où elle n’a jamais dépassé 1% des votes exprimés.

Les autres membres de la liste

Cette liste est portée par un duo : Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT du groupe PSA Peugeot-Citroën, est deuxième. Arlette Laguiller, figure historique de LO, est soixante-dix-neuvième sur la liste. Faute de moyens financiers, le Nouveau Parti Anticapitaliste n’a pas pu présenter sa propre liste et appelle à voter pour celle de LO.

Quelle vision de l’Europe ?

LO se veut à la fois en opposition aux capitalistes ayant construit l’UE et aux souverainistes qui veulent la quitter. LO veut une Europe pour les travailleurs : elle propose par exemple l’abolition du secret des affaires, l’interdiction des licenciements, la liberté de circulation et d’installation pour tous.

Ian Brossat, pour la liste Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent

Communiste depuis son plus jeune âge, Ian Brossat est diplômé de l’Ecole normale supérieure de Lyon et agrégé de lettres modernes. En parallèle de son poste de professeur de lycée à Sarcelles (Val-d’Oise), il se présente aux élections régionales en 2004 aux côtés de Marie-George Buffet. Après avoir occupé plusieurs postes au sein du Parti, il finit par être nommé porte-parole du PCF, en binôme avec Cécile Cukierman en 2018. Ian Brossat est surtout connu du grand public pour son rôle joué à Paris en tant que maire-adjoint chargé du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence depuis 2014. Il a fait de son combat contre la plateforme Airbnb un combat personnel et en a même sorti un livre: Airbnb la ville ubérisée (aux édition La Ville Brûle), dans lequel il dénonce la stratégie de « l’économie de prédation ».

Les autres membres de la liste

Ian Brossat est suivi de Marie-Hélène Bourlard, 61 ans, ouvrière textile et figure du documentaire Merci Patron !. Le député européen sortant et président et directeur du groupe L’Humanité, Patrick Le Hyaric, 62 ans, clôt le trio. À la trente-et-unième place se trouve le syndicaliste CGT d’Ascoval, Nacim Bardi. En soixante-dix-huitième position, la résistante Odette Nilès, 95 ans, doyenne de ces élections qui fut emprisonnée avec Guy Môquet (militant communiste fusillé à 17 ans dans la France occupée). Le député André Chassaigne, 68 ans, occupe la dernière place.

Quelle vision de l’Europe ?

Se positionnant en rupture avec la construction européenne actuelle, la liste du PCF appelle de ses vœux une « Europe de peuples et de nations, libres souverains et associés, tournée vers le développement social et écologique » . Le projet du parti vise notamment à « rompre avec l’Europe de la concurrence, de l’austérité et du chômage » avec un « plan d’urgence pour les services publics ». La liste revendique également une sortie de l’OTAN et une libre négociation de la France des contours de sa participation à l’UE, à travers une « construction à géométrie choisie ».

François Asselineau, pour la liste Ensemble pour le Frexit

C’est le président de l’Union Populaire Républicaine (UPR) François Asselineau, qui prend la tête de cette liste. Haut fonctionnaire et homme politique, François Asselineau est diplômé de HEC et l’ENA. Il est souverainiste, anti-atlantiste. Sa forte communication numérique lui vaut des critiques en conspirationnisme, un qualificatif qu’il récuse. Après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, il est candidat à celle de 2017 et recueille 0,92 % des voix.

Les autres membres de la liste:

A ses côtés, Zamane Ziouane et Vincent Brousseau, en charge des questions monétaires au sein de l’UPR.

Quelle vision de l’Europe ?
Lors de la campagne de 2017, François Asselineau plaidait pour une sortie de l’OTAN, de l’UE et de l’euro. Sa ligne n’a pas changé et il considère que sa
« liste du Frexit » est la seule qui propose une véritable sortie de l’UE. Pourtant, Les Patriotes de Florian Philippot partagent également cette proposition.

Benoît Hamon, pour la liste Citoyenne du printemps européen avec Benoît Hamon soutenue par Génération.s et Dème-Diem

Le numéro un de la liste du mouvement Génération.s n’est autre que son fondateur Benoît Hamon, 51 ans. L’ancien ministre de François Hollande porte pour la première fois des élections avec ce mouvement. Après des études d’histoire à l’Université de Bretagne-Occidentale, il commence tôt sa carrière politique en étant assistant parlementaire du député socialiste de la Gironde Pierre Brana, proche de Michel Rocard. Il se démarque lorsqu’il prend la tête du Mouvement des jeunes socialistes, de 1993 à 1995, qui devient autonome du PS. Après un passage à l’institut de sondage Ipsos, Benoît Hamon s’installe en Essonne. Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge de 2001 à 2008, et devient également député européen. Il est député des Yvelines de 2014 à 2017. Après avoir battu Manuel Valls à la primaire citoyenne, Benoît Hamon encaisse un cuisant échec à la présidentielle de 2017 et réalise le plus mauvais score du PS sous la Vème République. Il décide dès lors de se séparer du PS et de créer son propre mouvement, Génération.s.

Les autres membres de la liste

Il est suivi en deuxième position de la doctorante en droit et championne de kick-boxing et de karaté, Sarah Soilihi, 26 ans. Les anciens eurodéputés socialistes Guillaume Balas, 46 ans, et Isabelle Thomas, 57 ans, les suivent en troisième et quatrième positions. On retrouve également, à la dernière place, l’ancien syndicaliste de Florange (Moselle) Edouard Martin, député européen sortant.

Quelle vision de l’Europe ?

Lors de sa scission d’avec le PS, Benoît Hamon a pris un tournant résolument écologique. Au niveau européen, sa liste revendique « un droit à se nourrir sainement, à respirer un air pur, à préserver durablement nos ressources » . Elle appelle de ses vœux un « Green new deal » , doté de 500 milliards d’euros par an afin de « libérer » l’Europe des énergies carbones et fossiles d’ici 2050. Une Cour européenne de l’environnement est également évoquée. Certaines propositions du programme portées par Benoît Hamon à la présidentielle sont reprises, tels que le revenu universel européen ou la taxe robot.

Nathalie Tomasini, pour la liste À voix égales

L’ancienne avocate de Jacqueline Sauvage, Nathalie Tomasini, se lance en tête de la liste À voix égales, qui entend défendre les droits des femmes. Avec Maître Janine Bonaggiunta, elles ont créé un cabinet spécialement dédié à la défense des victimes de violences conjugales et intrafamiliales.

Les autres membres de la liste

Le psychanalyste et ancien élu des Hauts-de-Seine Rodolphe Oppenheimer occupe la deuxième place. La fille de Jacqueline Sauvage, Sylvie Marot, figure également sur cette liste.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste se revendique comme féministe et souhaite ainsi « imposer un pouvoir décisionnel équilibré et obliger légalement de rémunérer les hommes et les femmes au même niveau sous peine de sanctions » .

Jordan Bardella, pour la liste Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen

Le plus jeune candidat de ces élections européennes porte à 23 ans la liste du Rassemblement national (RN), le parti de Marine Le Pen. Engagé dès la classe de seconde au Front National (FN), Jordan Bardella obtient un bac ES mention TB, avant de poursuivre ses études en géographie. Il monte rapidement les échelons: successivement secrétaire départemental du FN de Seine-Saint-Denis en 2014, puis assistant parlementaire de l’eurodéputé RN Jean-François Jalkh en 2015, il a ensuite été candidat aux élections départementales de 2015 dans le canton de Tremblay-en-France. Il prend la tête de liste FN en Seine-Saint-Denis pour les régionales et devient ainsi conseiller régional en Île-de France. Il prend des responsabilités dans le parti en 2017 en devenant l’un de ses porte-paroles, avant de prendre la tête du Front national de la jeunesse en 2018, devenu depuis Génération nation.

Les autres membres de la liste

L’analyste bancaire et conseillère régionale du Lot-et-Garonne, Hélène Laporte est en deuxième position sur la liste.En troisième place figure Thierry Mariani, ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy récemment rallié au RN. Le coprésident du groupe Europe des nations et des libertés, où siège le RN, Nicolas Bay est 7ème. Jean François Jalkh dont Jordan Bardella à été l’assistant parlementaire est treizième. Quant à Marine Le Pen, elle est à la symbolique soixante-dix-huitième place.

Quelle vision de l’Europe ?

Le RN a officiellement écarté la sortie de l’UE de son programme, privilégiant une réforme en profondeur des institutions et une
« Europe des Nations » . De même, ils revendiquent une réforme de la zone euro, et non son abandon. Des positions que défendait Nicolas Bay contre Florian Philippot. Enfin, plusieurs propositions vont dans le sens d’une « écologie identitaire » notamment par le biais du « localisme »  .

Cathy Corbet, pour la liste Neutre et actif

Cathy Corbet est élue à l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV. Cette habitante de Steenwerck dans le Nord est la tête de liste de Neutre et actif. Sa page Facebook est le principal outil de communication de sa campagne.

Les autres membres de la liste

Elle présente sa liste comme « 100 % nordiste » . Tony Lecoeuche est deuxième sur la liste, Elise Bulcke troisième.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste se définit comme sans étiquette politique et souhaite avant tout « toucher les personnes qui ne voulaient plus voter depuis des années car déçues des politiques menées depuis un petit moment ». Leur message s’adresse principalement aux abstentionnistes.

Antonio Sanchez, pour la liste Parti révolutionnaire communistes

Le Parti révolutionnaire communistes est issu d’une scission d’avec le PCF en 2002. Sa liste est emmenée par Antonio Sanchez, secrétaire national du parti depuis 2012. Né à Sochaux, cet homme de 69 ans a d’abord travaillé chez un équipementier automobile, puis mené une carrière de syndicaliste à la CGT, avant d’entrer en politique.

Les autres membres de la liste

Sa numéro 2 est Aline Pornet, et le numéro 3 est Olivier Terrien.

Quelle vision de l’Europe ?

Le programme de cette liste est d’inspiration marxiste. Elle se prononce pour la sortie de « l’Europe capitaliste » et pour le retour à la souveraineté des nations.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site Communistes

Pierre Dieumegard, pour la liste Espéranto – langue commune équitable pour l’Europe

Pierre Dieumegard est professeur de biologie et géologie à Orléans. Il est diplômé de l’Ecole normale supérieure de Saint Cloud. Il est aussi créateur de logiciels de mesure et d’expérimentation par ordinateur pour l’Education nationale.

Les autres membres de la liste

Laure Patas d’Illiers, chargée de mission au ministère des Finances, est deuxième sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

Leur principe revendication est l’adoption de l’espéranto en tant que langue commune en Europe et en faire la langue de travail dans les institutions de l’UE. Elle souhaite aussi une harmonisation des droits fondamentaux et une constitution européenne.

Christophe Chalençon, pour la liste Évolution citoyenne

Christophe Chalençon, artisan du Vaucluse, est l’une des personnalités médiatisées du mouvement des Gilets jaunes. Il a déposé sa liste Évolution citoyenne où il figure en première position. Selon lui, cette liste n’est « pas une liste Gilets jaunes mais est entièrement composée de personnes issues de la société civile, de gauche et de droite ». Christophe Chalençon avait été au cœur d’une polémique début février lorsqu’il avait rencontré en France Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 étoiles, une rencontre qui avait entraîné le rappel par Paris de l’ambassadeur français en Italie.

Les autres membres de la liste

Gwenaelle Floch est seconde, Brice Blazy est troisième.

Quelle vision de l’Europe?

Christophe Chalençon ne revendique pas une sortie de l’UE mais souhaite une « Europe des nations fortes ». S’il est élu, il entend organiser des assemblées citoyennes au cours desquelles les participants pourront s’exprimer sur les lois soumises au vote du Parlement européen.

Francis Lalanne, pour la liste Alliance jaune, la révolte par le vote

L’artiste Francis Lalanne, notamment connu pour ses chansons et ses rôles au théâtre, est engagé depuis plusieurs années en politique. Candidat aux législatives avec le Mouvement écologiste indépendant en 2007, il est aussi porte-parole de l’Alliance écologiste indépendante en 2009 dans la circonscription Sud-Est lors des élections européennes. Il se rapproche des Gilets jaunes en 2018, souhaitant leur fournir les moyens financiers de se présenter aux européennes, avant de prendre la tête de la liste.

Les autres membres de la liste

Sophia Albert Salmeron, avocate des Gilets jaunes dans le Vaucluse est la deuxième sur la liste. La liste gilets jaunes Ralliement d’Initiative Citoyenne a finalement rejoint L’alliance jaune et le montargois Jérémy Clément, qui avait pris la tête de cette dernière, occupe la troisième place.

Quelle vision de l’Europe ?

L’Alliance jaune prône une révolution par le vote. Plusieurs mesures comme la taxe Tobin sur les transactions financières internationales, la taxation du kérosène lourd et la reconnaissance des ressources naturelles comme entités morales ont été évoquées.

François-Xavier Bellamy, pour la liste Union de la droite et du centre

François-Xavier Bellamy est la tête de liste du parti Les Républicains pour les élections européennes. Professeur agrégé de philosophie, après des études supérieures au lycée Henri IV et à l’Ecole normale supérieure, François-Xavier Bellamy est aussi adjoint au maire de Versailles depuis 2008. Candidat aux législatives dans la première circonscription des Yvelines en 2017, il est défait par le candidat LREM. Le parti présidentiel lui propose une investiture aux sénatoriales, qu’il refuse. Dans le même temps, il lance son mouvement politique, Unis pour servir, ou Servir, pour participer à la « refondation » politique. Son début de campagne a été marquée par des polémiques sur ses positions personnelles, conservatrices, que toute la liste ne défend pas.

Les autres membres de la liste

LR a présenté un trio de têtes de liste. En seconde position, Agnès Evren, habituée de la vie politique. Issue d’un milieu modeste, elle a d’abord été conseillère de François Baroin puis de Valérie Pécresse, dont elle devient proche. Depuis les régionales, elle est vice-présidente de la région Ile-de-France chargée de l’éducation et de la culture. Le dernier membre du trio est Arnaud Danjean, député européen depuis 2014. Dans la suite de la liste, on retrouve les anciens ministres Nadine Morano et Brice Hortefeux, le député européen Geoffroy Didier, l’ancien directeur de la Police nationale Frédéric Pechenard et la porte-parole de LR, Lydia Guirous. Les Centristes d’Hervé Morin ont également plusieurs places réservées.

Quelle vision de l’Europe ?

Pro-européen, la liste LR cherche à se démarquer du projet de LREM sur plusieurs sujets. Elle milite notamment pour « l’arrêt de l’immigration de masse et des élargissements, la lutte contre le terrorisme islamiste et la défense de nos intérêts pour ne plus subir la mondialisation. »

Yannick Jadot, pour la liste Europe écologie

Yannick Jadot, 51 ans, mène cette liste. Il a commencé sa carrière au sein de l’ONG Solagral, spécialisée dans la recherche d’alternatives à la mondialisation des économies agricoles et alimentaires. Il a ensuite rejoint Greenpeace, qu’il quitte en 2008 pour rejoindre la campagne Europe Ecologie pour les européennes. Il occupe la charge de député européen depuis 2009. EN 2016, il est choisi pour être le candidat à la présidentielle de EELV, mais il finit par se désister au profit de la candidature de Benoît Hamon.

Les autres membres de la liste

La député européenne Michèle Rivasi, élue depuis 2009 avec EELV est en seconde position sur la liste. Le maire de Grande Synthe Damien Carême occupe la troisième place. EELV a établi un partenariat avec Régions et peuples solidaires, une fédération de mouvements régionalistes. L’ancien eurodéputé nationaliste corse, François Alfonsi, sera en neuvième position sur la liste. Eva Joly, député européenne depuis 2009 et candidate à la présidentielle de 2012 est en avant-dernière position sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

EELV propose un « plan d’action pour l’Europe » dans lequel l’écologie serait le point cardinal de l’action européenne, à commencer par un « traité environnemental européen, qui fait de l’écologie la norme juridique supérieure ».  Le programme propose un protectionnisme vert et « Banque européenne du climat et de la biodiversité » pour mener des investissements d’ampleur.

Hélène Thouy, pour la liste Parti animaliste

La tête de liste du Parti animaliste est Hélène Thoury, 35 ans, avocate et co-fondatrice du Parti. Elle est aussi co-fondatrice de l’association Animal Justice et Droit et est engagée dans la défense des droits de l’homme. Elle préside à cet égard l’Institut de Défense des étrangers du Barreau de Bordeaux.

Les autres membres de la liste

Eddine Ariztegui, 31 ans, se présente comme responsable d’équipe dans le milieu associatif. Co-président du parti, il est second sur la liste, suivi d’Isabelle Dudouet-Bercegeay, 51 ans, salariée dans le domaine de la santé. Figurent aussi sur cette liste Sylvie Rocard, 73 ans, docteure en histoire et engagée au côté de feu son époux Michel Rocard (1930-2016), pour la cause animale. L’écrivain et chroniqueur de télévision de 70 ans Henry-Jean Servat occupe la sixième place. Si Brigitte Bardot, soutien du parti, a finalement renoncé à être présente sur la liste, on retrouve en revanche Catherine Deneuve (Catherine Deneuve est en réalité une enseignante de 63 ans, quarante-cinquième de la liste et homonyme de la célèbre actrice, NDLR).

Quelle vision de l’Europe ?

Pour sa première candidature aux élections européennes, le Parti animaliste a fait le choix de rester fidèle à sa ligne et de présenter un programme monothématique, uniquement axé sur la place accordée aux animaux dans notre société et sur la défense de la cause animale.

Olivier Bidou, pour la liste Les Oubliés de l’Europe – artisans, commerçants, professions libérales et indépendants – ACPLI

Le président de la Coordination nationale des indépendants porte la liste du CNDI. Olivier Bidou a déjà été candidat sous les couleurs de Génération écologie aux régionales et sénatoriales de 1992, puis en 1996 pour Idées-Action et aux régionales de 1998 avec le Parti libéral. Élu au conseil régional en 1992, son élection est annulée par le Conseil d’État. Il est ensuite candidat à Paris, aux élections sénatoriales de 2004 et 2011 (DVD) et aux municipales de 2008 ainsi qu’aux européennes de 2004 (« Vivre mieux avec l’Europe »), où il réunit 0,11% des suffrages exprimés.

Les autres membres de la liste

Safya Prêté, avocate à Paris et médiatrice inscrite sur la liste de la Cour d’appel de Paris depuis 2019, est seconde sur la liste.

Quelle vision de l’Europe ?

La liste se caractérise par une volonté de défendre les intérêts des indépendants « force vive de l’Europe » auprès des institutions européennes. Elle prône une Europe du « savoir-faire » , demande la réanimation des centre-villes et une aide à la reconstruction des villes de provinces en luttant contre les délocalisations.

Christian Luc Person, pour la liste Union démocratique pour la liberté égalité fraternité

La Liste UDLEF est menée par Christian Luc Person, patron d’une PME bretonne de 120 salariés.

Les autres membres de la liste:

Il est suivi de Hinda Djeridi, naturopathe et de Marouan Ahrouch, expert-comptable. La liste souhaite porter la liberté d’entreprendre et la défense de la diversité durant la campagne.

Quelle vision de l’Europe ?

La Liste UDLEF milite pour une Europe fédérale, plus démocratique et plus transparente. Elle souhaite également instaurer une convergence fiscale européenne.

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site UDLEF

Nagib Azergui, pour l’Union pour une Europe au service des peuples

Nagib Azergui, le président de L’Union des démocrates musulmans Français est la tête de liste de « Une Europe au service des peuples » la liste de son parti aux élections européennes. Le co-fondateur de ce parti crée en 2012, considère que la crainte du « musulman » a occulté tous les sujets sociétaux importants.

Les autres membres de la liste :

Fatiha Zakari déléguée UDMF de Marseille est deuxième sur la liste. Le politologue, spécialiste des questions internationales, et islamologue Bassam Tahhan est troisième.

Quelle vision de l’Europe ?

Si le parti ne dissimule pas son affiliation à la religion musulmane, il se revendique comme « parti laïc et non-religieux, ouvert à tous ». Pour les européennes le parti veut avant tout lutter contre l’extrême droite et représenter les quartiers populaires. Il souhaite également « dénonce[r] auprès des plus hautes instances l’exploitation régulière des musulmans servis en pâture, partout en Europe, afin d’endosser la responsabilité de l’échec des choix politiques menés au sein de l’UE tant en matière d’économie, de sécurité ou d’intégration ».

  • Plus d’informations sur leur programme sur le site de l’UDMF

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