Le processus de la présidentielle aux États-Unis est un système unique et complexe. Les candidats sont désignés au sein des partis via des primaires et des caucus. Une fois les candidats connus, 538 grands électeurs décident pour 315 millions d’États-uniens. Cette mécanique se répète tous les quatre ans.
Les modes de scrutin et les acteurs varient selon les États et les partis, Républicains et Démocrates en tête. Il existe d’autres partis, moins médiatisés. Les deux scrutins sont indirects : les citoyens états-uniens ne votent pas directement pour les candidats désignés.
(Photo : Hillary Clinton et Donald Trump durant le second débat qui les a opposés à l’université Washington, à Saint-Louis, le 9 octobre 2016 – Win McNamee/Getty Images/AFP)

Primaires et caucus

Dans un premier temps, les citoyens élisent indirectement les candidats à l’élection en participant à des caucus ou à des primaires. Le candidat représentant chaque parti est désigné lors d’une grand messe appelée « convention nationale ».

Le « Super Tuesday » est le jour où sont organisés le plus de primaires et de caucus. Un nombre conséquent de délégués donne une indication sur la tendance de la campagne.

Collège électoral

Une fois les les candidats à l’investiture connus, il faut désigner ceux qu’on nomme les « grands électeurs », qui éliront ensuite le président. Ces derniers ne sont pas choisis par le peuple américain.

2016 : quatre candidats face à face

Cette élection présidentielle de 2016 se dessine autour de deux candidats majeurs : la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald J. Trump. Aux côtés des deux mastodontes qui occupent l’espace médiatique, Gary Johnson, libertarien et ancien gouverneur du Nouveau-Mexique ainsi que Jill Stein, écologiste originaire du Massachusetts, tentent de se faire entendre. Leur nom ne vous dit rien ? C’est normal. Les trois débats qui captent l’attention opposent les forces politiques réunissant au moins 15% des intentions de vote.

Le libertarien Johnson est un promoteur des libertés. La légalisation du cannabis et la suppression de l’impôt sur le revenu sont ses propositions fortes. Un temps candidat à la primaire républicaine, il a préféré se présenter sous la bannière du parti libertarien qui milite pour limiter le rôle de l’État. Quant à l’écologiste Stein, elle souhaite insuffler un vent vert dans la politique américaine, son credo est le « New Deal » (Nouvelle Donne). Cette politique dite de grands travaux via des investissements massifs a fait ses preuves dans les années 1930 suite à la Grande Dépression. Jill Stein souhaite l’adapter aux enjeux environnementaux actuels.

Le tout premier débat télévisé de l’histoire réunissait Kennedy et Nixon en 1960, il avait rassemblé 66,4 millions d’Américains. Celui du 26 septembre, premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump, a réuni 84 millions de téléspectateurs, un record.  Le vainqueur de cette longue et périlleuse élection investira la maison blanche le 20 janvier 2017.

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