En Côte d’Ivoire, l’ancien président Laurent Gbagbo a été arrêté lundi, cinq mois après l’élection présidentielle qui le donnait perdant face à Alassane Ouattara. La veille, l’armée française avait bombardé une partie de sa résidence. Mais malgré les suspicions, elle a nié toute intervention directe dans l’arrestation de Laurent Gbagbo. La priorité pour Alassane Ouattara est désormais de rétablir l’ordre, des tirs d’arme lourde ayant continué à résonner dans Abidjan après la chute de Laurent Gbagbo. Un ancien ministre de ce dernier a été tabassé à mort par des pro-Ouattara lundi. L’ancien président a été transféré dans le nord du pays, tandis que ses partisans ont dénoncé « un coup d’Etat ».

En Libye, le dirigeant Mouammar Kadhafi est toujours là. Le week-end dernier, il a accepté la médiation de l’Union africaine, conduite par le président sud-africain Jacob Zuma, qui prévoit un cessez-le-feu, de l’aide humanitaire et des négociations entre les deux parties. Mais les rebelles l’ont rejetée car ils posent le départ du « Guide de la révolution » comme une condition indispensable. Les combats ont alors continué de plus belle, notamment à Misrataau moins vingt-trois personnes ont été tuées à la suite d’une offensive des forces pro-Kadhafi. Une conférence internationale sur la Libye a proposé une aide financière aux rebelles bien que la question ne fasse pas l’unanimité au sein de la coalition. Dans une tribune publiée dans plusieurs quotidiens (Le Figaro en France), Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron ont officiellement demandé le départ de Mouammar Kadhafi tandis que Gérard Longuet, ministre français de la Défense, a admis que la coalition allait au-delà de la résolution de l’ONU demandant la protection des populations civiles. De quoi donner des arguments supplémentaires aux opposants à la guerre en Libye, dont les puissances émergentes, qui ont condamné l’usage de la force en Libye.

En Syrie, le président Bachar al-Assad tente d’éviter la situation extrême atteinte en Libye. Il a nommé un nouveau gouvernement, jeudi. Il a également décidé la libération de toutes les personnes arrêtées depuis le début de la contestation. Les affrontements entre manifestants et militaires continuent toutefois dans le pays, comme à Banias (nord-ouest), où l’on a compté au moins quatorze morts en une semaine et près de 200 arrestations. Un comité syrien des droits de l’homme affirme qu’au moins 200 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

L’animateur de télévision Nicolas Hulot a déclaré, mercredi à Sevran (Seine-Saint-Denis), sa candidature aux primaires d’Europe Ecologie-Les Verts pour l’élection présidentielle de 2012. Chez les écologistes, Nicolas Hulot devra faire ses preuves. Eva Joly lui a reproché jeudi de ne pas avoir abordé la question du nucléaire lors de son discours, un sujet qu’il a ensuite abordé sur France Inter.

Dominique de Villepin n’est pas encore officiellement candidat, mais il a d’ores-et-déjà présenté un projet dans les colonnes des Echos, jeudi. La mesure phare, un « revenu citoyen mensuel » aux Français sans ressources, a été contestée jusqu’à son propre camp, entraînant la démission de son porte-parole, Daniel Garrigue.

Autre indice de l’approche de l’élection présidentielle : le nombre de responsables politiques qui se sont succédés à Skyrock cette semaine. La station de radio est agitée depuis l’annonce de l’éviction de son fondateur et PDG, Pierre Bellanger, par l’actionnaire principal, Axa Private Equity, mardi lors d’un conseil d’administration. Salariés et auditeurs craignent que la radio perde son identité avec l’arrivée de Marc Laufer en provenance de Nostalgie. Pierre Bellanger a exprimé le souhait de racheter Skyrock, tandis qu’Axa lui a proposé une médiation.

La réforme de la garde à vue a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale, mardi. Elle prévoit notamment la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue. Le texte, critiqué par les policiers et par la gauche, rencontre également le scepticisme de nombreux élus de l’UMP. La Cour de cassation a toutefois décidé l’entrée en vigueur immédiate de la réforme vendredi, ce qui pourrait entraîner de multiples nullités de procédure.

Un autre texte litigieux en matière de justice est, lui, arrivé à la première étape législative. Le garde des Sceaux, Michel Mercier, a présenté mercredi en conseil des ministres une vaste réforme de la justice. La mesure la plus symbolique, voulue par Nicolas Sarkozy en fin d’année dernière, est l’introduction de jurés populaires (« citoyens assesseurs ») dans certains procès de tribunal correctionnel. Les syndicats de magistrats se sont montrés très sceptiques sur cette annonce. Le texte prévoit également la motivation des verdicts de cour d’assises, la création d’une « cour d’assises simplifiée » (avec, cette fois, une diminution du nombre de jurés) et d’une nouvelle juridiction pour les mineurs délinquants.

Sur d’autres sujets, le gouvernement fait machine arrière. Alors que la mobilisation contre les techniques d’extraction des gaz de schiste prend de l’ampleur, François Fillon a annoncé mercredi l’annulation de toutes les autorisations données à l’exploration de cette matière première. Après un lapsus qui a fait le tour de la Toile, il n’a toutefois pas exclu la possibilité de nouvelles explorations avec des techniques différentes.

Un pas en avant, deux pas en arrière également dans le domaine de la fiscalité, dont le gouvernement a annoncé une réforme, mardi. Symbole du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal va être totalement supprimé. En parallèle, la première tranche de l’Impôt sur la fortune (ISF) va être supprimée tandis que les plus gros héritages et les « exilés fiscaux » seront davantages taxés.

Outre la réforme de la fiscalité, François Baroin, ministre du budget, a annoncé la mise en place prochaine d’une prime aux salariés d’entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires. Il a précisé que cette prime devra s’élever à « au moins 1 000 euros » par employé. Cette annonce fait l’unanimité contre elle, jugée « incompréhensible » par les syndicats de patrons tandis que les syndicats de salariés déplorent un « effet d’annonce ».

Le directeur général de Renault n’aura pas à gérer cet affaire de primes aux salariés. En effet, Patrick Pélata a été écarté de son poste lundi en restant toutefois salarié du groupe. C’est la conséquence directe du fiasco des accusations d’espionnage à l’encontre de trois cadres, qui seront indemnisés par Renault. L’Express.fr a publié mardi l’enregistrement hallucinant de la réunion où l’un d’eux apprend son licenciement. Il révèle que que le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, aurait couvert l’enquête menée par Renault.

 


 

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